Daniel Pennac lit « Si j’étais ministre de la culture », un livre qui a deux nationalités de naissance

Á la fin de l’album Si j’étais ministre de la culture, on découvre les motivations de son autrice Carole Fréchette et de son illustrateur Thierry Dedieu.

portrait de Carole Fréchette Carole Fréchette, autrice québécoise de théâtre, a écrit son texte comme une lettre ouverte lors de la campagne électorale québécoise de 2014, afin d’attirer l’attention des candidats et des électeurs sur les enjeux culturels trop peu présents dans les préoccupations politiques.
portrait de Thierry Dedieu Thierry Dedieu, auteur-illustrateur français bien connu en littérature de jeunesse, a lu cette la lettre un an plus tard et, saisi par la démonstration, a souhaité l’illustrer afin de donner une chance aux jeunes lecteurs de la rencontrer à leur tour.

Ce qu’on sait moins, c’est que l’album est également né de l’entente entre deux maisons d’édition : l’une québécoise, D’eux ; et l’autre française, HongFei. L’originalité tient dans le fait que toutes les deux, saisies du même projet, ont accepté de le publier en même temps et dans la même langue, chacune sur une rive de l’Atlantique. En effet, habituellement, un éditeur qui accepte un projet en français le publie seul et en assure la diffusion en francophonie puis, le cas échéant, en vend les droits à d’autres éditeurs qui le publieront dans leur pays et leur propre langue.

Dans le cas présent, D’eux et HongFei se sont entendues, comme en écho au duo d’auteur·trice québéco-français. A leur manière, les deux maisons ont illustré le propos de l’album : la culture – nécessaire autant que l’oxygène – circule et se partage à défaut de quoi, nous étoufferons tous.

Si j'étais ministre de la culture, couvertures des éditions D'eux et HongFei

Si j’étais ministre de la culture aux éditions HongFei ~ Si j’étais ministre de la culture aux éditions D’eux

Un monde sans culture, non merci !